Bois - Ecorce - Pigment

Tout comme les enduits en règles générales, le béton convient tout à fait pour imiter la matière vivante.
Sa consistance plus ou moins dense autorise toute sorte de motif à condition de savoir le travailler. On prendra soin de progresser raisonnablement par zone car l’outil pour le mettre en forme implique une application « a fresco », c’est-à-dire quand la matière est encore fraîche.
Il faut un peu d’entrainement pour savoir le dompter. Appliqué en fine couche (souvent 2 à 3 passes), l’utilisation d’un platoir ou taloche en inox est recommandé pour sa souplesse. Les surépaisseurs viendraient altérer votre réalisation en faïençant (micro-craquelures). Vous pouvez aussi rechercher cet effet, alors à vous de savoir doser.

Même si la pose d’un béton masque bien les imperfections du support, et allège donc votre préparation, vous veillerez à reboucher les marques supérieures à 2mm d’épaisseur. Superposer les couches fines pour vous rapprocher du résultat envisagé. Plus vous réaliserez de passages et plus vous obtiendrez un effet travaillé.
Je voudrais insister particulièrement sur l’ouverture de votre poignet quand vous maniez la taloche. Il faut trouver son angle pour venir ouvrir ou fermer le grain de la matière. Plus vous ouvrirez votre taloche, plus les effets seront marqués. Jouer aussi sur la pression en appuyant sur l’outil ou en choisissant d’effleurer le support. Le béton se travaille à l’oreille, si le grain roule, s’il râpe avec un bruit crispant, c’est que vous appuyez de trop, STOP !!

Suivant la surface à appliquer, procéder par zone, des petites surfaces couvertes en biais les unes des autres, au début en tout cas.
Zoom sur les pigments. C’est grâce à eux que l’écorce présenté paraît si vrai, idem pour la surface un peu cuivrée. Plusieurs passages successifs avec plusieurs pigments.
Pour les plus créatifs d’entre vous, cette étape est à consommer sans modération !

Sigride BOTIN